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L' Hurepoix du "Gastinois" |
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La sterilité du païs est suppleee par le foecondité prochaine de l'Hurepois que Papirius Masson en sa description de la France par les fleuves, appelle Uriapiorum foelix Regio, Region d'Hurepois heureuse a cause qu'il abonde en toutes sortes de commoditez pour la vie de l'homme. Dans son "Histoire du Gastinois et Hurepoix", Dom Morin décrit un autre Hurepoix du Gâtinais non connu des géographes. C'est un mouchoir de poche qui correspond à peu près au canton de Lorrez-le-Bocage actuel (77). Au Nord, ce terroir va de Dormelles, en suivant le cours de l'Orvanne jusqu'à la limite à l'Est entre l'Yonne et la Seine-et-Marne, avant Vallery et Chéroy. La limite sud est aux environs d'Egreville, et semble s'arrêter sur l'ancien Chemin de César (voie qui allait de Sens à Orléans). Hurepois : ce mot serait la traduction que les Germains ont donné à une image. Image qui évoquerait la toison du sanglier : les épis dressés sur leur tige habillaient la terre comme cette toison hérissée... Un hurpoix ou hurepoix est un terme qui a le sens de terres cultivées, larges. Pour les Francs qui connaissaient des forêts profondes, une large plaine ou un grand plateau bordé de bois où joue le vent dans les épis de blés mûrs devait être une image saisissante. Toujours d'actualité, chaque année. On peut comprendre cette émotion. Depuis bien longtemps ce pays était habité NéolithiqueBien avant de s'appeler Hurepoix, bien avant les romains et même les celtes, ce pays fut habité ou traversé. Tout proche au nord, citons le site connu de Pincevent : un peuple de chasseurs venant du sud suivait les troupeaux de rennes. Le très beau musée de la Préhistoire de Nemours, restitue cette histoire et cette longue période. A chaque promenade dans la région, la terre livre des traces de ces anciens habitants saisonniers, jusqu'à ce qu'ils s'y installent. Les outils de taille (hache, percuteur, pointe de flèche,...) sont abondants. dans le sol, le silex est présent en couches plus ou moins épaisses dans la marne. D'ailleurs, la chaille (rognons de silex) est toujours exploitée dans des carrières actuellement. En vallée du Lunain, les très nombreux polissoirs aux stries profondes ou aux surfaces lissées sont là pour témoigner de ce passage régulier, durable, d'actifs artisans. Et aussi d'une hydrographie ou d'un niveau des eaux différent de celui connu de nos jours. Tout simplement parce qu'un polissoir sert avec du sable et de l'eau à éroder et polir le silex taillé. Donc l'eau devait être toute proche. D'autres traces d'hommes sont présentes, hommes qui ont vécu ou sont passés sur ce territoire : les pierres dressées, les monuments mégalithiques qui avaient leur fonction sinon pourquoi dépenser une telle énergie pour les installer. Là encore, la vallée du Lunain en a conservé certains, beaucoup ont disparu. Dolmens disparus, ou menhirs encore fichés en terre sont des témoins. . Période celtique et gallo-romaineLes ferriers, résidus des bas-fourneaux que faisaient fonctionner d'habiles artisans, sont présents un peu partout sur ce territoire. Mais avec le temps, ces tas étendus se sont arrondis, sont devenus presque plats, se sont fait oubliés. Ils sont recouverts de bois aujourd'hui ou font partie de champs alentour. Lors de la guerre de 14-18, ces résidus encore riches en fer sont envoyés chez Wendel pour en extraire encore du fer. De vieux ponts permettent le passage de gués et donnent idée des cheminements. Les anciennes voies gallo-romaines (Sens-Orléans appelé chemin de César aujourd'hui) D'anciens domaines ou des villas perdues dans les bois ou sous les champs. Ces vicus n'ont pas toujours fait l'objet de fouilles ou ne sont même pas sauvegardés mais ils dénotent la présence d'habitants. Francs-Mérovingiens
An mille |